Sept jours de pratique zen intensive, face à soi-même

Du 25 novembre au 1er décembre 2019, je me suis assis et j’ai médité, deux fois par jour, pendant une heure environ à chaque session. Pourquoi ? Tout d’abord par pure curiosité. Je voulais vivre par moi-même la façon dont une pratique spirituelle assidue – même sur une courte période – peut changer la manière de percevoir les choses et de se comporter. Ensuite, car je ressentais le désir et besoin de retrouver un équilibre intérieur quelque peu perdu. Cet article détaille mon expérience et les découvertes (inattendues !) auxquelles le « rien-faire » de la méditation peut mener.

J’ai suivi, autant que possible, les séances de méditation au Centre de bouddhisme zen de Strasbourg. Cela signifie que ma pratique s’est rattachée à une école de bouddhisme, à savoir le zen et, plus précisément, le zen Sôtô  . La particularité du zen Sôtô  est qu’il insiste sur la pratique de zazen (la méditation assise, de za assis et zen méditation). Les séances au centre pouvaient inclure, selon les jours et l’heure, le petit-déjeuner traditionnel, des chants de sutra, des prosternations (sanpai) et/ou de la marche méditative (kinhin). Tout cela fait partie du zen.

Les exercices spirituels du zen sont très codifiés et ritualisés. L’apprentissage au Centre de Strasbourg se fait via une séance d’initiation puis l’observation. Avant de revenir sur l’expérience en elle-même, voici comme se déroule une séance-type de zazen (méditation assise) dans le bouddhisme que j’ai expérimenté.

  1. On enfile des vêtements ou un kimono de couleur sombre et souple. On choisit un zafu adapté (le coussin sur lequel on se pose durant zazen).
  2. En entrant dans le dojo, avec le pied gauche, on s’incline une première fois (gassho). On se positionne ensuite devant son zafuton (tapis de méditation) pour y placer et préparer son zafu. On réalise à nouveau gassho devant le zafu puis on se retourne pour saluer les autres pratiquants.
  3. La méditation assise commence officiellement au premier son de cloche/percussion. Selon les séances, elle dure environ 45 minutes ou bien 2×25 minutes. Dans ce cas, elle est entrecoupée d’une marche méditative dans le dojo (kinhin). La lumière est tamisée, on fait face à un mur blanc et un très léger encens est diffusé dans la pièce. Tout cela sert à anesthésier quelque peu les sens pour se concentrer sur l’essentiel : soi-même.
  4. Dans les dernières minutes de la séance, on chante des sutras (ou on les écoute si on débute). Un ensemble de sons de cloche et de percussions annonce la fin de zazen. Il faut alors réaliser, encore une fois, plusieurs gasshos (salutations) puis sortir du dojo en prenant soin de sortir avec le pied droit d’abord. La séance est terminée, à moins qu’il ne s’agisse d’une séance matinale, auquel cas elle peut se prolonger avec le petit-déjeuner traditionnel.

LA PRATIQUE DE ZAZEN

Le cœur de la pratique se situe, à mon sens, dans zazen, la méditation assise. Plusieurs positions sont possibles : position birmane, demi-lotus, lotus, en Seiza ou bien sur un banc, une chaise ou un matériel adapté pour les personnes les moins souples.  Il est normal de ressentir de l’inconfort mais l’objectif n’est pas de souffrir.

Quelques exemples des postures possibles

Pendant zazen, la main gauche repose dans la main droite, en-dessous du nombril, et les pouces se rejoignent pour former une ligne droite. Des pouces qui se touchent vers le haut ou vers le bas indiquent de la somnolence ou bien de l’agitation. Il faut maintenir la ligne. Le dos est droit, le sinciput (sommet du crâne) pousse vers le ciel, les genoux ou les jambes s’enracinent dans le sol. En parallèle, la respiration doit être intense et profonde, de sorte à ne faire qu’un avec elle. Les yeux restent ouverts, mi-clos, vers le bas et la vision demeure nette. Il ne faut pas rejeter les pensées, ni les développer mais les observer comme des nuages. Voilà ce qu’est zazen.

Comment se sont déroulés ces sept jours de pratique ? J’ai suivi, autant que possible, les sessions au dojo de Strasbourg. Chaque semaine, onze créneaux horaires sont proposés pour méditer de façon collective. J’ai pu me rendre à neuf d’entre eux. Autrement, j’ai réalisé les séances dans ma chambre, bien que le lieu soit moins adapté. Au total, cela représente plus de 14 heures de méditation zen.

Résumé des sept jours de pratique.
Présence à soi signifie : 100% = en pur état méditatif ici et maintenant ; 0% = esprit complètement agité. Le chiffre indiqué est une moyenne subjective sur l’ensemble de la séance.

Si, en apparence, il ne se passe rien au cours de zazen, en soi, les mouvements (ou non-mouvements) de l’âme sont bien réels. Plutôt que de suivre un plan chronologique qui comprendrait des répétitions, je vais plutôt évoquer ici les huit états différents que j’ai identifiés au cours de mes séances. Ces états sont classés de façon subjective, par ordre croissant d’importance et d’intensité.

L’inconfort

Si le corps n’est pas stable, l’esprit ne peut pas l’être non plus. L’inconfort désigne la sensation relative aux douleurs, fourmillements et gênes qui touchent le corps lorsque celui-ci n’est pas dans une position adéquate. Il est normal de ressentir un peu d’inconfort, et il faut alors passer outre, mais, au-delà d’un certain seuil, l’état méditatif est tout simplement empêché. Les quelques séances réalisées dans ma chambre sur la chaise de mon bureau ont, par exemple, été très déplaisantes : au bout de quelques dizaines de minutes, le mal de dos et le mal à la nuque m’obligeaient à me réajuster. Au dojo, avant de trouver le zafu qui me convienne, j’avais beaucoup de mal à ignorer les douleurs au niveau des jambes et je terminais souvent les sessions avec d’intenses fourmillements, des cuisses jusqu’à la pointe des pieds. Il m’a fallu attendre la séance du jeudi soir pour trouver la position et le zafu qui me convenaient le mieux. À partir de là, l’esprit est naturellement devenu plus calme. Dans ma position de méditation – en seiza avec le zafu – le seul inconfort survient en fin de session, quand il faut déplier les jambes et soulager les chevilles et les genoux en contact avec le sol.

Je pourrais également évoquer l’inconfort mental. Celui-là ne me concernait pas particulièrement, mais il m’est arrivé de voir, à une session ouverte aux débutants, une jeune femme partir soudainement. Le maître alors présent a souligné que l’esprit n’est pas habitué à se taire dans nos vies contemporaines et que cette tentative de le rendre silencieux peut mener à l’inconfort : à l’agitation, à la rumination mentale ou bien à faire face à certaines pensées déplaisantes autrement ignorées. Pratiquer zazen, c’est faire face à soi-même et voir certaines choses qu’on préférerait peut-être ne pas voir. C’est pourtant en pratiquant qu’on peut reprendre le contrôle sur nos pensées. L’inconfort mental est voué à disparaître au fur et à mesure. Dans tous les cas, le dojo reste l’endroit où les séances sont le plus confortables car les équipements et l’environnement sont optimisés pour la méditation.

L’inconfort physique m’a contraint à changer plusieurs fois de position aux séances du lundi, du mardi matin et du mercredi soir. Comme dit plus haut, j’ai ensuite trouvé la position la plus agréable.

La fatigue

La fatigue désigne l’envie de dormir, la somnolence, le fait de devoir faire un effort pour garder les yeux ouverts et/ou la vision nette. Quand elle nous touche lors d’une méditation, il est difficile d’y résister. Il faut dire que pendant zazen, l’éclairage est tamisé, le silence est total, le regard est posé sur un mur blanc sans aucune autre distraction et une délicate odeur d’encens parfume la pièce. Dans ces conditions, il m’est arrivé une ou deux fois de somnoler.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les séances aux aurores qui fatiguent le plus. Celles-là permettent justement un réveil lucide et en douceur. Les sessions du soir, après des journées bien chargées, s’avèrent bien plus difficiles. Si l’on est fatigué, zazen consiste alors davantage à lutter contre le sommeil qu’à être présent ici et maintenant. Au lieu de se détacher de nos pensées, ces dernières tendent à nous bercer. Toutefois, on peut revenir à soi en dirigeant son attention sur la ligne que doivent former les pouces. En somnolence, ces derniers se décollent l’un de l’autre, en avoir conscience permet de se reprendre.

Cette lutte pour rester éveillé a sûrement quelques vertus mais elle n’est clairement pas plaisante (même si zazen n’a pas vocation à être plaisant). Pour rester droit, j’avais à l’esprit, de façon fragmentée, cette citation de Sénèque, plutôt appropriée :

On reculera si on ne persévère pas dans sa marche et dans son effort ; si l’on se relâche en quoi que ce soit du travail et de l’application constante, la marche en arrière devient inévitable. On ne trouve jamais un aspirant à la sagesse au point où on l’avait laissé. Aussi il faut nous appliquer et persévérer. Il reste encore plus de chemin que nous n’en avons parcouru ; mais pour une grande part le progrès c’est la volonté de progresser (Lettre 72 à Lucilius).

La fatigue m’a particulièrement touché à la séance du mercredi soir (16h35 à 17h30) et à celles du jeudi.

L’ennui

Parmi les autres états, l’ennui. Celui-là renvoie au désir d’être ailleurs. L’ennui n’est pas un repos mais une forme d’agitation mentale. Au cours d’une séance, il n’y a aucune indication temporelle. On ne sait jamais combien de temps il reste. Quand on sort de la légère transe méditative alors que la session n’est pas finie, on a parfois envie de tout simplement se lever et partir. C’est chose impossible en méditation collective car le groupe médite sur les mêmes horaires. Combien de temps reste-t-il ? La méditation se transforme en attente et il faut revenir à l’exercice, dans un effort d’attention plus ou moins grand, pour ne plus désirer être ailleurs.

Cette situation m’évoque la pensée de Blaise Pascal : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensée, B139).

L’ennui est par exemple survenu le dimanche soir, après être sorti de l’état modifié de conscience, alors qu’il me restait encore plusieurs minutes avant la fin de la séance.

La rêverie

Souvent corrélé à la fatigue, la rêverie est le fait de se perdre dans ses pensées, ce qui revient à faire absolument le contraire de zazen, qui consiste à se détacher de l’agitation mentale. Une pensée est comme une petite boule de neige qui dévale la montagne. Si on la laisse faire, elle va s’agglomérer à d’autres pensées et prendre de plus en plus de place, jusqu’à devenir une avalanche. Plus on laisse nos pensées se déployer par elles-mêmes, plus on trouble son esprit, moins l’exercice est bénéfique. Les deux pouces tendent alors à dévier vers le haut et il faut se ressaisir, revenir à sa respiration, plus en profondeur. Quand on parvient à revenir dans l’exercice, Zazen nous montre alors qu’il est possible de couper le fil de nos pensées et de prévenir l’avalanche à n’importe quel moment. C’est une connaissance précieuse pour la vie de tous les jours.

L’apaisement

Après l’inconfort, la fatigue, l’ennui et la rêverie, qui ne sont pas nécessairement des états de grande présence à soi-même, il faut évoquer l’apaisement. L’apaisement est le fait de calmer son esprit, de diminuer son niveau d’anxiété, de stress voire d’euphorie. J’ai pu l’expérimenter de deux façons différentes.

Tout d’abord, lors de la séance de vendredi soir, je suis arrivé en ayant l’esprit encombré d’une liste de choses à faire : des papiers importants à imprimer, une prise de sang le lendemain, du linge sale à nettoyer, etc. Je n’avais pas envie de m’asseoir et de « perdre mon temps » à ne rien faire, mais l’engagement que j’ai pris envers moi-même quant à ce défi m’a conduit à faire preuve de discipline. En réalité, c’était la meilleure chose à faire. Lorsque nous avons de nombreuses tâches à réaliser, ces tâches-là n’existent que dans notre esprit et nous encombrent. La séance de zazen m’a permis de relativiser leur importance et de ne pas être emporté par une énumération anxieuse. À la fin de la séance, j’avais toujours conscience des choses à faire, mais la sensation de manquer de temps et le sentiment d’étouffer quant à cela avait disparu. De façon similaire, à la séance du mardi, des désirs quant à certaines relations agitaient mon esprit. Ces désirs ont disparu pendant la pratique et ont perdu de leur pouvoir de nuisance.

Dans un autre registre, la séance du samedi soir a été réalisée alors que j’étais dans un état euphorique. En cause, je venais d’organiser mon premier café stoïcien à Strasbourg et le rendez-vous s’était très bien passé, avec des retours très positifs ! J’avais envie d’appeler mes proches, de raconter cela, de profiter de mon excellente humeur et de la partager à mes amis. Il a pourtant fallu, encore une fois, faire preuve de discipline pour m’asseoir, seul, l’esprit excité de façon heureuse, et pratiquer le rien faire de la méditation. Je n’avais pas envie de faire la séance. Je l’ai tout de même faite, et mon esprit s’est quelque peu calmé. L’euphorie a laissé place à une joie sereine. Une manière de redescendre en douceur, peut-être.

La satisfaction, le contentement

Au-delà de l’apaisement, l’exercice du zen doit mener à la satisfaction, au contentement, c’est-à-dire au plaisir d’être ici et maintenant, à l’absence du sentiment de manque, à un sentiment de plénitude. Il y a trois types de satisfaction. Tout d’abord, la satisfaction qui survient par effet de contraste, quand une séance un peu compliquée (fatigue, inconfort, ennui…) prend fin. Ensuite, la satisfaction au cours de la séance, qui peut prendre différentes formes : sentiment de repos sans fatigue ; état hypnotique et fugitif d’être ici et maintenant, qui disparaît dès qu’on en prend conscience ; apaisement. Finalement, il y a la satisfaction a posteriori, lié au plaisir de mieux se connaître, à la conscience de l’amour de soi exprimé dans l’exercice, etc. La satisfaction et le contentement dont il est question ici sont évidemment assez éloignés de l’état d’éveil ou de nirvana mais il offre une expérience intérieure assez unique.

Concentration/présence

Le contentement ne vient pas sans un certain état de concentration, c’est-à-dire dans le fait que l’esprit soit occupé à la tâche ici et maintenant. Le zazen est une forme de présence totale, qui s’obtient en dirigeant son attention sur le souffle, puis en s’oubliant dans ce dernier sans tomber dans la rêverie. Au-delà du moment méditatif à proprement parler, j’ai surtout noté qu’après une session de zazen, mon esprit est beaucoup moins éparpillé. Si je fais la vaisselle ou prépare à manger, mon esprit pense « faire la vaisselle, préparer à manger ». Il ne s’évade pas de l’action ici présente en remuant le passé ou en cogitant le futur. C’est une disposition qui rend chaque action, ou presque, agréable et intense.

L’expérience de la couleur

Pour finir, j’aimerais revenir sur l’expérience la plus marquante de ces sept jours de pratique. Elle est survenue le dimanche matin.  Assis face au mur blanc, j’ai commencé par perdre, plus ou moins volontairement, mon regard sur ce dernier. Je voyais le mur mais ne le regardais pas. En restant ainsi quelques minutes, le mur a commencé par s’assombrir. J’ai ensuite repéré, sans le vouloir, les motifs apparemment récurrents dans les discrètes craquelures et aspérités de la couche de peinture. Ils étaient mis en évidence dans ma vision périphérique (à moins que je ne les aie imaginés ?) comme s’ils étaient en légère surexposition. Peu après, l’intensité lumineuse semblait dépendre de mes expirations et inspirations : plus sombre en inspirant, plus clair en expirant. J’étais dans un état second. C’est alors qu’une sorte de boule lumineuse de faible intensité, aux contours flous, de couleur bleue, est apparue depuis le bas de mon champ de vision, puis s’est déplacé un peu à la manière d’un corps flottant. J’étais très intrigué par cela et complètement absorbé. Mon taux de présence était au moins de 90%. Les 30 minutes de zazen m’ont paru être 5 minutes. Il s’agissait d’un état de conscience modifié.

Après renseignements, voir ce genre de couleurs est une expérience commune lors des méditations. Bercé dans la zététique et l’esprit critique, j’applique le principe du rasoir d’Ockham : réfléchir d’abord aux explications les plus rationnelles avant de considérer les explications les plus symboliques voire mystiques. En l’occurrence, l’expérience de la couleur vient peut-être d’une forme de fatigue oculaire, d’une hallucination qui s’obtient dans un certain état d’esprit. L’explication pourrait se situer dans la biologie des yeux ou la chimie du cerveau. À moins qu’il ne s’agisse réellement de la couleur des chakras comme le veut la tradition bouddhiste ? Je n’en ai aucune idée mais l’expérience subjectivement vécue était réelle et intrigante. J’ai d’ailleurs réussi à m’en approcher de nouveau lors de la méditation du soir.

Les 8 états de mon expérience avec le zen

Tous ces états peuvent coexister au sein d’une même séance de méditation, même si, avec la pratique, ce sont probablement les états de plus grande présence à soi qui se manifestent le plus.

Zen et stoïcisme

Quel rapport tout cela a-t-il avec le stoïcisme ? Je pense que le zen est un exercice spirituel qui peut s’ajouter de manière pertinente aux exercices spirituels stoïciens car, contrairement à la pratique stoïcienne, qui s’articule souvent autour du langage/logos (écrits, discussions, réflexions…), la pratique zen, elle, se situe au-dehors. Elle met en évidence une autre facette de notre existence humaine et participe à rendre notre esprit plus lucide. Les expériences du zen peuvent ensuite être rattachées à certains concepts stoïciens comme les représentations cataleptiques (voir ce qui est comme cela est), la vertu de la tempérance (contrôle de soi), la distinction entre le principe directeur/observateur et mes propres pensées, etc. Indépendamment de l’école philosophique ou religieuse, j’aime l’idée qu’en tant qu’être humain, ce genre d’exercice spirituel est à considérer comme une exploration en soi-même, dans des facettes moins connues de notre humanité, et que cette exploration doit simplement être vécue sur le moment puis étudiée de façon réflexive et logique par la suite. Je la considère comme un enrichissement de la pratique stoïcienne.

Bilan

Je retiens trois principaux aspects de ces sept jours de pratique.

Tout d’abord, ils m’ont permis de comprendre par la pratique en quoi consiste la liberté intérieure. Je connaissais depuis longtemps cette définition de la liberté comme étant la capacité à créer une distance entre nos pensées et ce qui constitue le « moi », ou, du moins, à ne plus s’identifier à « nos » pensées et à « notre » agitation mentale ; mais comprendre par la pratique ce que cette définition implique m’a apporté une compréhension nouvelle et difficilement communicable. Zazen m’a permis de mieux saisir ce principe directeur, qui existe au-delà du fil de nos pensées et qui peut choisir ou non d’interrompre l’agitation mentale, de se placer en observateur et non en protagoniste.

Ensuite, j’ai découvert des états de conscience rarement appréhendés jusqu’alors. Sans même parler de la perception de la couleur, j’ai pu saisir par l’expérience ce que signifie « être ici et maintenant », l’intensité qu’il y a à réaliser une action en pleine conscience de cette action et la possibilité de contrôler mon niveau d’anxiété et de stress. Je savais que ce contrôle de soi était possible ; mais l’expérimenter plusieurs jours d’affilé dans un cadre bouddhiste, à travers des états de moindre présence à soi et des états de très grande présence à soi, m’a permis de mieux saisir l’ampleur de ces idées et le potentiel d’autocontrôle qu’il y a en soi.

Finalement, cette semaine de pratique intensive était comme une invitation au voyage. J’ai la sensation de n’avoir gratté que la surface d’un monde intérieur bien plus riche.


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