#5 Pratique du stoïcisme : se renforcer grâce à des épreuves physiques minimes

Cette série d’articles constitue mon retour d’expérience sur le Manuel pour les nouveaux stoïciens (A handbook for new Stoics), un livre de pratique du stoïcisme, par Massimo Pigliucci et Gregory Lopez. Pendant une année, chaque semaine, j’expérimente la pratique stoïcienne proposée par le Manuel et vous partage ici mon bilan hebdomadaire. Vous aurez ainsi un aperçu des différents exercices stoïciens et des bienfaits (ou non) qu’ils peuvent vous offrir.

💬 La citation (Musonius Rufus)

Il y a deux sortes d’entraînement [stoïcien], l’un qui convient à l’âme seule, et l’autre qui est commun à l’âme et au corps. Nous utilisons l’entraînement commun aux deux lorsque nous nous exerçons au froid, à la chaleur, à la soif, à la faim, aux maigres rations, aux lits durs, à l’évitement des plaisirs et à la patience dans la souffrance. En effet, grâce à ces choses et à d’autres semblables, le corps se fortifie et devient capable d’endurer des épreuves, robuste et prêt à toute tâche ; l’âme aussi se fortifie, car elle est entraînée au courage par la patience dans les épreuves et à la maîtrise de soi par l’abstinence des plaisirs.

Musonius Rufus, Lectures, 6

🔥 La pratique : chercher l’inconfort physique pour apprendre à gérer ses émotions

La pratique de cette semaine consistait à identifier des situations d’inconfort physique qui déclenchent une forme de trouble de l’humeur, par exemple : être grognon parce qu’on a faim, désagréable parce qu’on est fatigué, impatient parce qu’on a froid, etc. Ensuite, parmi ces situations d’inconfort, il fallait en choisir une à notre portée et écrire des phrases utiles à garder sous la main, par exemple : « je mange un peu moins que d’habitude pour apprendre à rester agréable avec les collègues mêmes quand j’ai faim. » L’idée était de chercher l’inconfort physique pour travailler notre humeur, en la maintenant stable grâce à ces phrases écrites pour soi-même.

🤔 Mon retour sur la semaine #5

Je ne vous partage pas d’exemple cette semaine car je ne considère pas que j’ai vraiment pratiqué l’exercice proposé. En fait, je n’ai pas réussi à identifier quelque chose qui soit sous mon contrôle ET qui change mon humeur au point que je doive travailler là-dessus.

La chose qui m’est immédiatement venue à l’esprit est la maladie : quand je suis malade, cela influence énormément mon humeur. Mais tomber malade ne dépend pas de moi, alors j’essayerai de garder à l’esprit ce chapitre du livre quand cela arrivera.

J’ai tout de même pratiqué l’inconfort : sport, douche froide, peu de sommeil… Mais cela constitue déjà ma routine et contribue plutôt à une humeur positive car ce sont des actions réalisées en alignement avec moi-même.

La façon dont l’exercice était présenté ne me convenait pas : j’aurais préféré avoir à choisir un inconfort physique qui n’influence pas forcément mon humeur, par exemple la douche froide, et construire des phrases utiles à réciter sans avoir à lier cela à une motivation ou à un objectif. Je trouve par exemple plus efficace de se dire « je suis quelqu’un qui prend des douches froides » que « je prends des douches froides pour travailler mon courage ». Dans le premier cas, il y a une formulation déclarative qui créé une réalité — je suis comme ça c’est tout —, dans l’autre une motivation qui perd de sa force au fur et à mesure, bien souvent.

En bref, j’ai continué ma routine qui contient déjà son lot d’inconforts, sans forcément cibler un inconfort en particulier.

✏️ Pensées en vrac

L’incapacité à oublier quelqu’un nous empêche de voir les qualités des nouvelles personnes que l’on fréquente.

Le sage ne passe pas des rires aux larmes, mais il sait naviguer à la perfection du sérieux à la légèreté, selon ce qu’exige la situation. Il possède son caractère.


Acheter A Handbook for new Stoics sur Amazon :
https://amzn.to/41OYjt7

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut