Cette série d’articles constitue mon retour d’expérience sur le Manuel pour les nouveaux stoïciens (A handbook for new Stoics), un livre de pratique du stoïcisme, par Massimo Pigliucci et Gregory Lopez. Pendant une année, chaque semaine, j’expérimente la pratique stoïcienne proposée par le Manuel et vous partage ici mon bilan hebdomadaire. Vous aurez ainsi un aperçu des différents exercices stoïciens et des bienfaits (ou non) qu’ils peuvent vous offrir.
💬 La citation (Marc Aurèle)
Les Pythagoriciens prescrivaient de lever les yeux vers le ciel de bon matin afin de se rappeler ces êtres qui accomplissent éternellement leur tâche sans dévier de leur route ni varier leur discipline, leur pureté, leur nudité, car rien ne voile les astres.
Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, XI, 27
🔥 La pratique : observer la nature et notre place dans l’univers
Cette semaine, il fallait d’abord réfléchir à différentes façons de méditer sur la nature, par exemple : observer le lever du soleil, se promener dans la forêt, etc. Nous étions libre d’inventer nos propres pratiques, tant que cela restait en lien avec la nature et que la pratique consistait à observer la nature et à réfléchir à notre place en son sein.
Voici les pratiques que j’ai identifiées pour moi :
- Lundi : Observer la nature depuis la fenêtre, dès le réveil (5 – 10 minutes)
- Mardi : Observer le cactus que j’ai chez moi dès le réveil (5-10 minutes)
- Mercredi : Être attentif à la présence des végétaux et animaux en ville, quand je me déplace
- Jeudi : Écouter les oiseaux le matin (5 – 10 minutes)
- Vendredi : Regarder un documentaire sur la nature
- Samedi : Partir en trail en pleine nature
- Dimanche : Refaire l’une des pratiques de cette semaine, au choix
Dans les faits, je n’ai pas eu / pris le temps d’écouter les oiseaux le jeudi et de regarder le documentaire le vendredi.
🔎 Un exemple : le trail en pleine nature
Le trail (randonnée où l’on court) en pleine nature était pour moi la pratique la plus intéressante. Je suis allé courir entre champs et forêts, près d’Étréchy, une ville à plus d’une heure de Paris en RER C. Durant ce trail de 22 kilomètres, j’ai foulé les hautes herbes des chemins de champs, la terre, les cailloux et le sable des chemins de forêt, et le goudron des routes de villages, parfois en plein soleil, parfois à l’ombre des arbres. Et un lièvre a coupé mon chemin. En termes de nature, il était donc difficile de faire mieux.
La pratique était plutôt simple : je considère que courir en pleine nature EST la pratique. Il y a deux aspects : d’abord ce que le monde extérieur nous renvoie. J’étais heureux d’observer le paysage , de respirer l’air de la campagne à pleins poumons, d’écouter les bruits de la nature (oiseaux, insectes, feuillages au vent…), d’être au contact des éléments naturels, y compris lorsqu’ils sont inconfortables (chaleur du soleil, herbes hautes, ronces…). Il y a ensuite l’expérience intérieure : aller puiser dans les ressources physiques et mentales, prendre conscience que notre corps est adapté à la course, à l’endurance, aux différentes terrains naturels, qu’il réagit automatiquement lorsqu’un imprévu se produit (le fait de s’arrêter soudainement sans mon propre contrôle quand un lièvre bondit d’un buisson devant moi pour traverser le chemin), etc. Tout cela constitue une méditation, un exercice transformateur en soi.
🤔 Mon retour sur la semaine #8
J’ai apprécié la liberté de choisir mes propres pratiques pour méditer sur la nature mais je ne suis pas certain d’avoir beaucoup de choses à tirer de cette semaine. Les pratiques étaient finalement trop peu intenses et j’aurais aimé des choses plus « cadrées », par exemple des méditations guidées sous les étoiles ou des sujets de réflexion sur notre lien avec la nature (plutôt qu’une simple consigne « soyez conscient de votre lien avec la nature quand vous méditez »). Encore une fois, j’aurais eu besoin d’un accompagnement plus fin dans la pratique.
Pour moi, pour l’instant, le meilleur moyen de se connecter à la nature reste le fait d’aller randonner dans la forêt, les champs.
✏️ Extraits de mon journal de pensées
Il ne suffit pas d’accepter ses émotions pour aller mieux. Il faut aussi travailler sur leur cause interne, rectifier le jugement, évacuer la fausse croyance qui en est à l’origine.
Suivre la nature est synonyme de bien vivre.
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Très intéressant
Moi j’adore méditer sur la nature et le cosmos parfois le matin, en regardant par la fenêtre, mais beaucoup plus le soir à la nuit tombée, en bord de mer ou dans les bois. Rien de plus apaisant et éclairant sur ma condition de mortel.
Bonne fin de week-end à toi et bonne semaine.
Valentin.